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Non à la loi Duplomb, la romancière Agnès Ludig rend sa légion d’honneur

LIBRE EXPRESSION

J’ai signé, j’ai alerté, j’ai écrit contre cette loi Duplomb comme beaucoup d’autres. Plus de 2 millions de voix se sont élevés contre ce texte, retoqué en 2025 mais, un an plus tard seulement, la loi est adoptée en missouk dans la nuit du 20 au 21 juillet dernier.

On veut nous faire croire qu’il s’agit « d’urgence agricole », mais je vois surtout une urgence à défendre le vivant, notre santé et l’avenir de nos enfants.

Je refuse qu’on banalise le retour de l’acétamipride et du flupyradifurone, deux pesticides extrêmement dangereux réintroduits au mépris des alertes scientifiques. Ces produits toxiques sont associés à des cancers, à des troubles neurologiques et à des atteintes du développement de l’enfant, comme l’ont documenté plusieurs travaux de chercheurs.

Les agriculteurs se sont aussi fait piéger par une loi qui prétend les libérer, mais qui les enferme encore davantage dans la dépendance, la chimie et la course effrénée au rendement. On leur promet du soulagement, on leur impose en réalité le maintien d’un système qui les épuise, les endette et détruit le vivant…sur l’autel des profits des multinationales.

Ce n’est pas du courage politique, c’est un recul. Ce n’est pas une protection, c’est un renoncement à la vie.

Et c’est précisément pour cela que le geste d’Agnès Ledig me touche autant. Décorée de la Légion d’Honneur en 2023 des mains du Président Macron, cette autrice aux millions de livres traduits dans le monde entier, choisit aujourd’hui de rendre son enseigne.

Elle déclare dans France Info : « la goutte de pesticides de la loi d’urgence agricole a fait déborder le vase de ma colère ».

Elle dit ainsi qu’on ne peut pas honorer la vie d’un côté et fermer les yeux sur sa destruction de l’autre.

Moi aussi je dis non. Non à la toxicité maquillée comme une solution. Non à l’hypocrisie politique. Non à cette violence faite au vivant au nom d’une prétendue « avancée » qui est celle du business et de l’enrichissement sans scrupule de ces multinationales qui piétinent de dollars nos sols, notre eau, nos corps et notre avenir.

La protection de la vie ne sera jamais une option mais toujours un combat, une exigence, une responsabilité collective.

Frédérique Welmant

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J’ai signé, j’ai alerté, j’ai écrit contre cette loi Duplomb comme beaucoup d’autres. Plus de 2 millions de voix se sont élevés contre ce texte, retoqué en 2025 mais, un an plus tard seulement, la loi est adoptée en missouk dans la nuit du 20 au 21 juillet dernier.

On veut nous faire croire qu’il s’agit « d’urgence agricole », mais je vois surtout une urgence à défendre le vivant, notre santé et l’avenir de nos enfants.

Je refuse qu’on banalise le retour de l’acétamipride et du flupyradifurone, deux pesticides extrêmement dangereux réintroduits au mépris des alertes scientifiques. Ces produits toxiques sont associés à des cancers, à des troubles neurologiques et à des atteintes du développement de l’enfant, comme l’ont documenté plusieurs travaux de chercheurs.

Les agriculteurs se sont aussi fait piéger par une loi qui prétend les libérer, mais qui les enferme encore davantage dans la dépendance, la chimie et la course effrénée au rendement. On leur promet du soulagement, on leur impose en réalité le maintien d’un système qui les épuise, les endette et détruit le vivant…sur l’autel des profits des multinationales.

Ce n’est pas du courage politique, c’est un recul. Ce n’est pas une protection, c’est un renoncement à la vie.

Et c’est précisément pour cela que le geste d’Agnès Ledig me touche autant. Décorée de la Légion d’Honneur en 2023 des mains du Président Macron, cette autrice aux millions de livres traduits dans le monde entier, choisit aujourd’hui de rendre son enseigne.

Elle déclare dans France Info : « la goutte de pesticides de la loi d’urgence agricole a fait déborder le vase de ma colère ».

Elle dit ainsi qu’on ne peut pas honorer la vie d’un côté et fermer les yeux sur sa destruction de l’autre.

Moi aussi je dis non. Non à la toxicité maquillée comme une solution. Non à l’hypocrisie politique. Non à cette violence faite au vivant au nom d’une prétendue « avancée » qui est celle du business et de l’enrichissement sans scrupule de ces multinationales qui piétinent de dollars nos sols, notre eau, nos corps et notre avenir.

La protection de la vie ne sera jamais une option mais toujours un combat, une exigence, une responsabilité collective.

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