Alors que beaucoup estiment que les jeunes désertent les champs, Radjany, 21 ans, prouve le contraire. Transporteur et prestataire de coupe, il partage les réalités d'une filière confrontée au manque de main-d'œuvre, à la hausse des coûts et à un avenir incertain.
Cela fait maintenant deux semaines que la campagne sucrière a commencé. Les coupeurs se démènent dans les champs afin d'acheminer la canne vers les différentes usines. Cependant, comme les années précédentes, le manque cruel de main-d'œuvre se fait ressentir. Toujours le même constat dans les champs : des coupeurs vieillissants et une relève qui se fait de plus en plus discrète. Comme bien souvent, une phrase revient dans la bouche de chacun : « Les jeunes ne veulent plus travailler dans la canne », un métier jugé trop dur et une jeunesse souvent qualifiée de paresseuse. Pourtant, les faits sont bien plus nuancés.



