Réduction des subventions, hausse des prix, coupe dans les contrats PEC, les associations sont sur le fil et oscillent entre vie et survie. Pour combien de temps ? Quels sont les facteurs de cette crise à l'échelle locale ? Quelles solutions ? David Planesse, président de la Case Momon Lé La nous répond.
« Ce sont les associations les vrais acteurs du quartier », déclare David Planesse, président de la Case Momon Lé La. Pourtant, aujourd’hui, ces associations peinent à joindre les deux bouts. Ça n’est plus une surprise. La baisse des subventions, tout comme la réduction récente des emplois PEC, leur ont mis du plomb dans l’aile. Et ce, peu importe le domaine d’intervention.
Accompagnement social, offre sportive et culturelle, aide alimentaire, insertion, etc. : les structures associatives s’ancrent dans les vies de quartiers, et compensent souvent comme elles peuvent l’inaction ou le dysfonctionnement des pouvoirs publics. Une situation due au manque de budget, de moyens humains, mais aussi, selon David Planesse, au manque de volonté politique. Pour lui, c’est une refonte du système qu’il faudrait envisager pour rendre les associations plus autonomes et indépendantes. « Tôt ou tard, ça va péter », entend-il dire depuis les émeutes de Freedom. Alors, est-ce que nous sommes en train de vivre le moment où « ça pète » ? Qu’en est-il aujourd’hui pour ces associations ?


