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5 novembre à Saint-Denis : l’intersyndicale et la gauche présentes

KWAFÉ ZORDI !

L’appel à la grève ce jeudi 5 novembre a trouvé son public avec près de 1 500 manifestants dans les rues de Saint-Denis. Tous ont défilé du jardin de l’État jusqu’à la préfecture pour faire entendre leurs voix. Dans les rangs, on pouvait apercevoir l’intersyndicale suivie des partisans de La France insoumise et de tous ceux qui dénoncent le racisme en France.

Rendez-vous en début de matinée au jardin de l’État pour le début de la manifestation. C’était le mot d’ordre pour les manifestants présents dans le Nord. 900 selon la préfecture le jour même, un chiffre rehaussé de 200 depuis. À vue d’œil, à la vue de la rue de Paris et de l’avenue de la Victoire bondées, on pourrait penser un peu plus. Cortèges syndicaux, simples citoyens, mouvements et partisans LFI : tous sont là, dans la rue, avec un terminus devant la préfecture comme souvent.

En musique, avec des pancartes, en chant et même en dansant, le peuple réunionnais fait passer ses messages à l’État qui ne cesse de décevoir et qui cause cette colère palpable au sein du cortège. Vie chère, politique de mépris du gouvernement, soutien du mouvement lycéen, violences policières, hôpitaux délaissés, répartition inégale des richesses : voilà quelques sujets qu’on retrouve dans les discussions et sur les pancartes, finement préparées pour certaines.

Pour ouvrir le bal, on retrouve les syndicats : CFDT, FO, FSU, SAIPER, Union étudiante et aussi celui de la presse, le SNJ (Syndicat national des journalistes). La CGTR était évidemment présente, représentée notamment par la branche commerce distribution services. Dans les rangs rouges de ce dernier syndicat, Christophe, profondément fatigué et agacé.

« On est là pour crier notre ras-le-bol face aux attaques du gouvernement, face aux baisses de salaires, à la vie chère et, encore une fois, à ces réformes des retraites. On est là aussi pour soutenir les lycéens. Qu’on leur donne les milliards et les professeurs dont ils ont besoin. La population et les travailleurs sont en train de se rendre compte dans quel monde ils sont, et surtout dans quelle souffrance. On arrive en fin d’année où, encore une fois, on va avoir du mal à vivre, à fêter Noël dignement. Vivre au SMIC, ça devient de plus en plus difficile, sans parler des chômeurs et des personnes qui touchent le RMI. »

Alors, pendant près de 3 h, les citoyens dévalent la rue de Paris puis l’avenue de la Victoire. En passant devant la clinique Saint-Vincent, on acclame le personnel soignant sorti au palier pour faire partie, comme ils le peuvent, du mouvement populaire.

Un peu plus loin, après les syndicats, on retrouve des drapeaux palestiniens ou de La France insoumise. La gauche était là, aussi bien pour montrer que ce mouvement est le sien que pour faire face au racisme et à l’extrême droite.

« C’est catastrophique, mais le macronisme, c’est fini. Maintenant, Mélenchon arrive, LFI arrive et on va changer les choses. »

Photos et texte : Etienne Satre

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A propos de l'auteur

Etienne Satre

Journaliste, Etienne Satre a rejoint l'équipe en janvier 2024 en tant qu'apprenti journaliste. Il étudie à l'Institut de l'image de l'océan indien (Iloi) basé au Port.

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