Héritière d'un savoir-faire familial, Rose Céline Bordier continue de tresser le vacoa à Vincendo. Mais derrière cette passion se cache une inquiétude : qui reprendra demain ces gestes transmis depuis des générations ?
Autrefois, les tisseurs et tisseuses de vacoa étaient nombreux à La Réunion, notamment dans le Sud sauvage, à Saint-Joseph et Saint-Philippe, où le vacoa pousse naturellement en abondance, mais aussi sur une partie de la côte Est. De leurs mains naissaient paniers, chapeaux, sacs ou encore nattes, des objets du quotidien qui témoignaient d'un savoir-faire transmis de génération en génération.
Dans les mains de ces artisans réside bien plus qu’une simple technique : c'est le fruit d'un héritage, d'une histoire, de notre histoire, celle de La Réunion lontan. Pourtant, les années passent, les ateliers se vident peu à peu, les tisseurs se font de plus en plus rares et la relève peine à émerger, menaçant un artisanat qui a façonné l'identité de l'île au fil des siècles. Pourtant certains s’accrochent à ce savoir-faire afin de faire vivre à travers lui une histoire qu’il ne faut pas oublier.



